Fille d’Acier


Paroles de Jacques Prévert
(Neuilly-sur-Seine 1900 – Omonville-la-Petite 1977)

Fille d’acier je n’aimais personne dans le monde
Je n’aimais personne sauf celui que j’aimais
Mon amant mon amant celui qui m’attirait
Maintenant tout a changé est-ce lui qui a cessé de m’aimer
Mon amant qui a cessé de m’attirer est-ce moi?
Je ne sais pas et puis qu’est-ce ça peut faire tout ça?
Maintenant je suis couchée sur la paille humide de l’amour
Toute seule avec tous les autres toute seule désespérée
Fille de fer-blanc fille rouillée.
Ô mon amant mon amant mort ou vivant
Je veux que tu te rappelles autrefois
Mon amant celui qui m’aimait et que j’aimais.

Une réflexion sur “Fille d’Acier

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